Chez Sanofi, la nouvelle patronne garde le cap sur l’immunologie et les vaccins, mais revoit en profondeur la méthode
Discipline, discipline, discipline. Moins de trois mois après son arrivée à la tête de Sanofi, la nouvelle directrice générale, Belén Garijo, commence à imprimer sa marque sur le géant pharmaceutique français. Si les grandes orientations stratégiques héritées de son prédécesseur, notamment le cap sur l’immunologie, les maladies rares et les vaccins, restent pour l’heure intactes, la méthode, elle, est appelée à évoluer en profondeur. Avec un objectif : enrayer la crise d’innovation qui frappe le laboratoire tricolore.
« Je ne suis plus dans la phase de diagnostic », a prévenu Belén Garijo à l’occasion, jeudi 30 juillet, de la présentation des résultats semestriels du groupe. Depuis sa prise de fonctions, le 4 mai, l’Espagnole, épousant l’adage populaire qui conseille de ne pas confondre vitesse et précipitation, a enchaîné les rencontres de terrain auprès des « sanofiens » et des investisseurs, en France, aux Etats-Unis, et en Chine, afin de prendre le pouls du groupe.
« Ces visites n’avaient rien de symbolique. Elles m’ont donné l’occasion d’écouter et d’apprendre. Je voulais comprendre ce qui, selon nos collaborateurs et nos parties prenantes, fait la force de Sanofi, où ils voient des opportunités, où ils perçoivent des défis, et dans quels domaines ils estiment que nous devons nous améliorer », a expliqué la dirigeante, médecin de formation.
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