Chloé Aldrovandi, étudiante tuée par la mafia en Corse : l’enquête s’oriente vers deux jeunes d’un clan mafieux de l’île
Faire reculer l’emprise criminelle sur la Corse prendra beaucoup de temps. C’est le sentiment qui domine alors que l’enquête sur la mort par balles, le 15 février 2025, de Chloé Aldrovandi, une étudiante de 18 ans, à Ponte-Leccia (Haute-Corse), approche de la fin. Selon les éléments dont Le Monde a eu connaissance, la justice a de solides pistes sur le scénario et les auteurs présumés de ce drame.
Comme nous l’avions révélé, le début des investigations faisait le lien entre cet assassinat et le conflit ancien opposant deux clans du milieu corse. Mais derrière la mythologie d’une vendetta se profilent, surtout, des rivalités pour le contrôle, en Haute-Corse, du racket et du trafic d’armes et de stupéfiants.
Le 15 février 2025 était un jour d’hiver frais et dégagé. L’analyse des vidéos de surveillance a permis de retrouver la voiture des tueurs, une Peugeot 2008, à 17 h 33, près de la Pharmacie du Stade, à Corte. Le véhicule arbore une fausse plaque d’immatriculation et change régulièrement d’emplacement. Vers 19 h 12, Chloé Aldrovandi remonte dans sa Smart le cours Paoli, à Corte, et prend la direction de Ponte-Leccia, où habite son petit ami, Antoine Suzzoni, et où elle arrive à 19 h 30. Elle est suivie de près par la Peugeot 2008, qui stationne à proximité du domicile, jusqu’à ce que le couple reprenne la voiture, à 20 h 02, pour se rendre au restaurant. Pendant ce temps, la Peugeot 2008 se gare, à 21 h 02, sur un parking tout proche du domicile des Suzzoni.
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