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Comment le RN a fait de la voiture un outil électoral et de notabilisation

· Politics

Bien qu’ayant grandi tout près du métro parisien, Jordan Bardella a toujours détesté les transports en commun : il lui préférait sa Smart grise pour aller tracter, rendre visite à son père ou flâner dans un centre de marques francilien, se souviennent ses amis de jeunesse. Ce penchant pour le confort automobile ne l’a pas quitté, maintenant qu’il circule en voiture avec chauffeur, comme Marine Le Pen qui, elle, s’est vu retirer son permis de conduire en 2012 à la suite d’une succession d’infractions.

Dans les allées du Mondial de l’auto, à Paris, vendredi 16 octobre, le président du Rassemblement national (RN) a toutes les chances d’être bien reçu : voilà plusieurs années qu’il se positionne en premier défenseur du pouvoir d’achat des automobilistes et des revendications des constructeurs – alimentant la défiance contre les mesures sanitaires et environnementales poussées par le camp progressiste.

Depuis le mouvement des « gilets jaunes », l’automobile est devenue « éminemment sociale et politique », constate un acteur influent du secteur, en raison de l’essor des politiques publiques en la matière et du prix du carburant. L’alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence, l’application de la « taxe carbone » et la limitation des 80 kilomètres heure – mesures prises au début du premier mandat d’Emmanuel Macron – ont coalisé une colère sur laquelle le RN a surfé. Ses propositions ne se limitent plus à des combats contre les contrôles techniques et la sécurité routière, lorsque Marine Le Pen dénonçait, en 2012, les radars automatiques, le permis à point et réclamait une amnistie pour les délits routiers.

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