Politique

Comment les familles Dadoun et Bensidoun gardent la main sur les marchés alimentaires de Paris depuis trente-cinq ans

Comment les familles Dadoun et Bensidoun gardent la main sur les marchés alimentaires de Paris depuis trente-cinq ans

Sur les étals, de classiques alignements de carottes, de poissons frais, de fromages… Mais, dans les coulisses des plus de 70 marchés de plein air de Paris, se trame une économie complexe dont les mécanismes et enjeux échappent aux habitants qui viennent y faire leurs emplettes. Si chacun connaît l’heure et le lieu de son marché de quartier, lequel a déjà entendu parler des familles Dadoun et Bensidoun ? Qui pourrait dire comment sont attribuées les places des quelque 1 200 commerçants réguliers ?

Secteur central de la vie quotidienne des Parisiens, les « marchés découverts alimentaires » sont au menu du Conseil de Paris du 16 juin. En jeu, le renouvellement pour six ans des contrats de délégation de service public pour leur gestion. Depuis 1992, la Ville mandate des sociétés privées pour monter et démonter les tentes, placer les commerçants, entretenir le matériel, collecter les déchets, etc. Et, depuis trente-cinq ans, deux entreprises familiales et cousines règnent sur ce domaine dans des conditions qui soulèvent des questions, y compris chez une partie de la majorité municipale.

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