Comment les télécoms sont devenues une dépense contrainte qui pèse sur le budget des familles
Vendredi 18 septembre en fin d’après-midi, c’était l’effervescence devant la vaste boutique Apple du centre commercial Westfield Rosny 2, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Devant l’imposant magasin, une longue file d’attente, encadrée par un service de sécurité privé, s’étirait sur plusieurs dizaines de mètres au premier étage. Ce jour-là, tous n’ont d’yeux que pour le dernier smartphone iPhone 18, dévoilé le 9 septembre.
C’est le cas d’Azra (les personnes présentées par leur prénom s’expriment sous le couvert de l’anonymat), la vingtaine, qui vient retirer la version Max de l’appareil, la plus onéreuse, qu’elle a commandée sur Internet pour « 1 684 euros ». « C’est un peu cher, mais ça va », dit en souriant cette employée chez Lidl, qui se dit prête à faire des sacrifices pour s’offrir le nec plus ultra d’une marque qu’elle affectionne. Il en va de même pour Paulin, un comptable de 23 ans. Au sortir de la boutique d’un opérateur du centre commercial, il affirme avoir succombé à l’iPhone 18 Pro, facturé 1 479 euros. « C’est, entre guillemets, un caprice, concède le jeune homme. J’aurais pu acheter quelque chose de moins cher, mais je voulais un iPhone, et mon ancien téléphone était très fatigué. »
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