Comment l’essor des médicaments anti-obésité modifie les habitudes alimentaires
Moins de sodas, de chips, de biscuits ou de pizzas, et davantage de légumes, de fruits et de protéines. Les médicaments contre l’obésité sont-ils en train de redessiner le contenu des assiettes ? Alors que l’utilisation des analogues du GLP-1, une famille de traitements auxquels appartiennent les coupe-faim Wegovy et Mounjaro, s’étend dans les pays occidentaux, une étude du cabinet Bain, publiée mardi 3 novembre, constate une évolution des habitudes alimentaires chez les patients qui y ont recours.
Aux Etats-Unis, où plus de 4 000 utilisateurs de GLP-1 ont été interrogés, les sondés estiment avoir réduit, en moyenne, leurs dépenses de 6 % en pain et en produits de boulangerie, comme en desserts, en confiseries et en biscuits, de 5 % en snacks salés, et de 4 % en boissons gazeuses et en sodas. Ce recul s’observe aussi en Europe.
Au Royaume-Uni, où l’adoption des GLP-1 est la plus forte sur le Vieux continent, avec 7 % d’adultes ayant déjà eu recours à ces traitements, les baisses de dépenses sur ces catégories atteignent jusqu’à 10 %. A l’inverse, les achats de fruits et légumes frais, de poisson et de volaille, ou de compléments alimentaires et de vitamines sont davantage plébiscités, progressant de 2 % à 4 %, selon les catégories de produits.
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