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Concert interrompu de Barbara Butch : pour « l’insoumis » Bally Bagayoko, la DJ « a raison » de porter plainte

· Politics

Le maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko (La France insoumise, LFI), a déclaré, vendredi 24 juillet, sur TF1, que la DJ Barbara Butch « a raison » de porter plainte, après l’interruption, samedi, de son concert à Grenoble.

« J’encourage en fait toutes les personnes qui sont victimes à la fois de propos racistes ou de propos discriminants » à aller en justice, a-t-il ajouté tandis que la DJ a annoncé par la voix de son avocate déposer plainte contre LFI, mouvement auquel appartient l’édile, « certains de ses élus et représentants locaux », ainsi que contre « le média d’extrême droite “Omerta” » et l’essayiste Alain Soral, déjà condamné pour des propos antisémites.

Mais pour l’élu dyonisien, qui a déclaré qu’il n’aurait pas accueilli un concert de Barbara Butch « avec les moyens de la ville » du fait des positions qu’elle a prises « sur le génocide qui est en cours » à Gaza, LFI « n’a pas de part de responsabilité » dans les faits reprochés. Evoquant « une action isolée », il a estimé quele mouvement n’était « pas d’accord avec le fait que les débats, en fin de compte d’opposition politique, se traduisent par des formes de violence ». Fin juin, il avait désapprouvé la méthode employée en signant une tribune du chercheur antiraciste Jonas Pardo, le 21 juillet dans Libération, en soutien à l’artiste.

« Le droit dira les choses »

Condamnant les jets de projectiles dont l’artiste a assuré avoir été victime, il a, en revanche, défendu la possibilité d’« exprimer son indignation », notamment par des huées. « En tout cas, ce qui est certain, c’est que le droit dira les choses », a-t-il dit, rappelant par ailleurs que LFI n’avait jamais été condamnée pour antisémitisme.

Samedi soir, à Grenoble, le concert de l’artiste juive de 45 ans avait été interrompu au bout d’une vingtaine de minutes en raison d’une action de militants propalestiniens et LFI. Ils répondaient à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des « insoumis ».

Les militants reprochent à l’artiste de 45 ans, juive, la signature d’une tribune en soutien à la contestée proposition de loi Yadan visant à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », retirée en tant que telle le 16 avril. LFI critique aussi la DJ pour avoir donné un concert à l’ambassade de France à Tel-Aviv, le 12 juin 2025.