La manière dont la victoire a été acquise compte autant, voire davantage, que le score lui-même. Dans la soirée du jeudi 4 juin, Sophie Binet a, comme prévu, été reconduite à la tête de la CGT. Seule candidate en lice, la secrétaire générale sortante l’a emporté haut la main, au terme de l’avant-dernière journée du 54e congrès de son organisation, à Tours : sur les quelque 130 membres du Comité confédéral national (CCN) – le « parlement » du syndicat appelé à se prononcer –, seuls trois ont voté contre et sept se sont abstenus, le nombre de suffrages « pour » étant égal ou légèrement inférieur à 120 car il subsistait une petite incertitude, vendredi matin, sur le « contingent » de participants au scrutin.
D’après un responsable siégeant au CCN, l’élection, qui s’est tenue dans le Parc des expositions du chef-lieu d’Indre-et-Loire, a eu lieu dans « une ambiance plutôt unanimiste et apaisée ». Tout l’inverse de celle qui avait prévalu lors du précédent congrès, en mars 2023, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où Mme Binet avait été portée à la tête de la centrale après une nuit de tractations à couteaux tirés.
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