« Cotton Queen » : au Soudan, le cri de résistance de deux générations de femmes
L’AVIS DU « MONDE » - A VOIR
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Après Tommy Guns, de Carlos Conceiçao, sorti fin juillet, arrive dans les salles un second film qui explore l’héritage de la violence coloniale en Afrique. Cette fois, en adoptant une perspective écoféministe.
Cotton Queen nous emmène au Soudan, au cœur de la relation singulière qui unit Al-Sit (Rabha Mohamed Mahmoud), une grand-mère propriétaire d’un champ de coton, et sa petite-fille, Nafisa (Mihad Murtada), qui, avec d’autres jeunes femmes de son âge, travaille à la cueillette de cette production traditionnelle. Celle-ci rêve de partager sa vie avec Babiker (Talaat Farid), un villageois propriétaire d’un bateau, afin de mener une existence heureuse et peut-être quitter son village.
Mais son aïeule a d’autres plans pour elle. Al-Sit voudrait offrir la main de Nafisa à un homme d’affaires, Nadir Tajini (Hassan Kassala), qui a fait ses classes et trouvé la prospérité en Europe. Bien que les médias lui prêtent une histoire avec une femme blanche, lui voudrait épouser une fille du pays. Une façon d’asseoir son intégration dans la communauté au moment où il tente d’imposer le monopole de graines de coton génétiquement modifiées, dotées d’un meilleur rendement à court terme mais ouvrant une dépendance aux grandes firmes internationales.
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