Coupe du monde 2026 : au Cap-Vert, la fierté d’avoir vu « de véritables héros » rivaliser avec Lionel Messi et l’Argentine
Par une nuit chaude et moite sur la Praça Center de Palmarejo, l’une des places les plus réputées de Praia, tout un peuple a salué la leçon de persévérance et d’ambition donnée par son équipe. Vendredi 3 juillet, le Cap-Vert s’est incliné de justesse dans les prolongations des seizièmes de finale de la Coupe du monde face à l’Argentine, tenante du titre (3-2, a.p.).
Un minuscule archipel, perdu au large du Sénégal, a tenu tête à une nation 700 fois plus grande que lui et a offert à la planète football l’un des plus beaux récitals du tournoi. Les Requins bleus sont éliminés mais ils n’ont perdu aucun match dans le temps réglementaire face à de redoutables adversaires comme l’Espagne (0-0), l’Uruguay (2-2) et l’Arabie saoudite (0-0). « C’est une belle performance pour une sélection composée d’anonymes qui participent à leur première Coupe du monde », glisse un restaurateur dans un large sourire.
« Ils n’ont pas eu peur, ils ont été vaillants », s’enflamme Patrick Tavares, un Franco-Cap-Verdien de 40 ans, venu passer ses vacances au pays. « Ils sont de véritables héros, confie Kenedy Pontes, un jeune supporteur qui a passé sa soirée à peindre des drapeaux sur des dizaines de visages. Les mots me manquent pour décrire le bonheur que je ressens et la fierté de les avoir vus rivaliser avec un géant. » A quelques mètres de là, un autre raconte au micro d’une radio locale que le jeu flamboyant de son pays a, d’une certaine façon, « honoré » et « rendu hommage » à Lionel Messi.
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