Coupe du monde 2026 : Jesse Marsch, l’entraîneur sans filtre du Canada
C’est long neuf minutes de temps additionnel. Interminable quand on n’est plus, comme le Qatar, que neuf sur la pelouse depuis plus d’une demi-heure, et qu’on fait face à un adversaire archi-dominateur comme le Canada (32 tirs à 2), jamais rassasié par un festin inespéré : six buts, trois par mi-temps, pour le plaisir rugissant des 52 000 spectateurs venus assister, jeudi 18 juin à Vancouver, à la première victoire des Rouges (« Reds » en Colombie Britannique) en trois participations à la coupe du monde (1986, 2022 et 2026). Avec ce succès inédit (6-0) et un goal-average avantageux, le Canada peut viser la première place du groupe B, qu’il disputera à la Suisse le 24 juin.
Ces six buts, dont un triplé de l’ancien Lillois Jonathan David, portaient à 88 le total de réalisations du Mondial 2026 – avant le dernier match du jour, Mexique-Corée du Sud. Quatre-vingt-huit buts, soit 88 nuances de célébrations, face caméra comme il se doit.
Des plus classiques, bras en croix comme l’Anglais Harry Kane après son coup de tête victorieux contre la Croatie, aux plus inattendues, telle la flûte traversière mimée par Kylian Mbappé (un pari) pour saluer son premier but face au Sénégal, en passant par les plus problématiques, comme celle de l’Iranien Mohammad Mohebi, qui, index et majeurs joints a semblé braquer la foule du SoFi Stadium de Los Angeles (ce qu’il nie), quand il a égalisé face à la Nouvelle-Zélande.
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