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Coupe du monde 2026 : le traitement imposé à l’équipe d’Iran « nuit à l’esprit du football », estime son coach

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Amir Ghalenoei, le sélectionneur de l’Iran, a alerté, samedi 20 juin, sur les conditions d’accueil « de plus en plus difficiles » réservées à la Tim-e Melli-e pour préparer et disputer ses matchs de la Coupe du monde 2026 de football aux Etats-Unis. « Nous passons trop de temps dans les transports, cela fatigue les joueurs », a-t-il insisté en conférence de presse, à la veille du match contre la Belgique, au SoFi Stadium de Los Angeles (Californie).

Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, les Iraniens ont établi leur camp de base à Tijuana, au Mexique, plutôt qu’à Tucson, dans l’Arizona, comme c’était initialement prévu. C’est de là, donc, qu’ils partent la veille de chaque rencontre. « Nous avions besoin de passer 24 heures aux Etats-Unis pour préparer notre match, on nous a donné seulement 16 heures et nous n’avons pas pu finir notre entraînement. Cela rend les choses plus difficiles pour nous », a poursuivi Amir Ghalenoei – qui commence chacune de ses réponses à la presse par « merci beaucoup de m’avoir posé cette question ».

« Toutes les équipes devraient être respectées de la même façon, a-t-il insisté. Cela nuit à l’esprit du football, c’est quelque chose qui n’est pas convenable dans le cadre d’un Mondial. » Si les Iraniens ont renoncé à porter plainte auprès de la Fédération internationale (FIFA) à cause des « restrictions » qui leur sont imposées pour rentrer aux Etats-Unis, comme ils l’avaient évoqué le 18 juin, ils maintiennent leurs critiques et répètent que la Tim-e Melli-e est la sélection « la plus opprimée » de cette édition 2026.

« Un peu de fatigue mentale »

Pour leur troisième rencontre de la phase de groupes, le 27 juin à Seattle (Etat de Washington), les Iraniens ont semble-t-il obtenu l’autorisation de se rendre sur place deux jours avant le coup d’envoi. « Pourquoi ce qui est possible cette fois-là ne l’a pas été pour nos deux premiers matchs », s’est interrogé le coach iranien. « D’où viennent les résistances ? », a-t-il lancé. Amir Ghalenoei a par ailleurs assuré n’avoir reçu aucun soutien de la part des entraîneurs des autres équipes engagées au Mondial, quant aux restrictions dont fait l’objet la Tim-e Melli-e.

Alors que la plupart des joueurs adverses profitent de leur séjour nord-américain pour effectuer quelques visites ou voir des rencontres de baseball par exemple, les Iraniens ne peuvent pas quitter leur camp de base de Tijuana. S’ennuient-ils ? « Nous ne sommes pas là pour nous divertir. On passe du temps entre nous et on discute », a commenté le milieu de terrain Saeid Ezatolahi, qui était lui aussi présent à la conférence de presse. Celui-ci a toutefois concédé « un peu de fatigue mentale ». Rare motif de satisfaction pour lui et ses coéquipiers, l’accueil que leur ont réservé les Mexicains : « Ils nous traitent comme des membres de leur famille. Ils aiment le football, ils nous font ressentir l’atmosphère du Mondial et cela nous motive. »