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Coupe du monde 2026 : Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, critique de Donald Trump, assistera à la finale ; le président argentin, Javier Milei, absent par « superstition »

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On ne connaît pas encore les onze de départ des deux équipes mais la composition de la tribune présidentielle de la finale de la Coupe du monde 2026 de football, dimanche 19 juillet, s’affine de plus en plus. Dans cette rencontre qui opposera l’Espagne à l’Argentine au MetLife Stadium d’East Rutherford, dans la périphérie de New York (21 heures, heure de Paris), le président américain, Donald Trump, sera bien présent, aux côtés du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

Discret depuis le début du Mondial, que les Etats-Unis ont coorganisé avec le Mexique et le Canada, avant de faire irruption lors de la polémique liée à l’attaquant de Team USA Folarin Balogun, Donald Trump sera bien dans les tribunes. « Sa présence viendra couronner ce qui a été la Coupe du monde la plus suivie, la plus sécurisée et la plus réussie de l’histoire des Etats-Unis », a fait valoir, jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Comme il est de coutume pour le dirigeant du pays organisateur, l’octogénaire aura le privilège de remettre le trophée aux vainqueurs aux côtés du président de la Fédération internationale de football, Gianni Infantino, comme l’avait annoncé l’instance en juin.

Donald Trump ne sera pas le seul chef d’Etat ou de gouvernement présent dans les tribunes du gigantesque MetLife Stadium, d’une capacité de 82 500 spectateurs. Aux côtés du roi d’Espagne, Felipe VI, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, assistera lui aussi à la finale, a assuré son cabinet à l’Agence France-Presse, vendredi.

Pas de Javier Milei à New York

Cette venue intervient dans un contexte de fortes tensions entre Madrid et Washington. Les relations entre les deux dirigeants se sont nettement dégradées depuis le début de l’année, notamment en raison de l’opposition de Pedro Sanchez à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Le président américain reproche à l’Espagne de ne pas consacrer suffisamment de moyens à la défense au sein de l’OTAN et d’avoir refusé que les Etats-Unis utilisent des bases militaires situées en Andalousie pour mener des frappes contre l’Iran.

Donald Trump est même allé jusqu’à menacer de « cesser tout échange commercial » avec le pays ibérique et à qualifier l’Espagne de « cause perdue » lors du sommet de l’OTAN à Ankara, mercredi 8 juillet. En réponse, Pedro Sanchez a assuré que les relations avec les Etats-Unis demeuraient « très positives ». Le premier ministre espagnol a expliqué avoir parlé « de football, de la Coupe du monde » et « de golf » avec Donald Trump lors d’un échange informel et « courtois ».

S’il aura donc, avec Pedro Sanchez, l’un de ses pourfendeurs à ses côtés, Donald Trump ne pourra pas compter sur la présence du président argentin, Javier Milei, dont il est bien plus proche politiquement. Le dirigeant d’extrême droite a annoncé jeudi, au média argentin El Observador, qu’il ne se rendrait pas aux Etats-Unis mais suivrait la finale à la télévision, par « superstition ». Il a répondu par l’affirmative à la question du journaliste qui lui demandait s’il ne se rendait pas au MetLife Stadium en raison d’une « cabala », un rituel très pratiqué par les Argentins consistant à reproduire les mêmes gestes d’un match à l’autre afin de ne pas rompre une série de victoires.

Javier Milei portera d’ailleurs, par superstition, une épaisse veste de la compagnie pétrolière publique YPF pour regarder le match. « Comme il faisait froid [l’Argentine est en plein hiver austral] et que je n’allume pas le chauffage, j’ai utilisé une veste de la compagnie pétrolière. Grâce à elle, le jour du match contre la Suisse [en quart de finale], j’ai eu très chaud », a-t-il raconté, en concluant que quand il l’avait enlevé, l’Albiceleste « avait pris un but » contre la Nati.