Course contre la montre et casse-tête logistique pour faire baisser le prix du gazole à la pompe
La journée du dimanche 1er novembre marquera-t-elle le début d’un relatif répit pour les automobilistes roulant au gazole ? C’est la promesse du gouvernement, trois semaines après l’annonce d’une mobilisation inédite des stocks stratégiques de pétrole visant à faire refluer le prix de ce carburant, qui connaît depuis des mois une flambée historique. « Tout a été mis en place pour que la baisse puisse être réalisée par les stations à compter du 1er novembre, ou à la rigueur à compter du 2 novembre », insiste-t-on à Bercy.
En tout, 10 millions de barils de gazole seront libérés pendant trois mois, soit 20 % de la consommation. Vendus aux grossistes à leur prix d’acquisition – soit trois à quatre fois moins cher que le prix actuel du marché –, ils doivent permettre une baisse de la facture pour les consommateurs allant jusqu’à 18 centimes d’euro par litre, selon Bercy.
Les volumes ne seront pourtant pas livrés dès dimanche. L’injonction de vente adressée à la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité (Sagess), l’opérateur qui gère les réserves, n’a été envoyée que jeudi 29 octobre. La Sagess est désormais lancée dans une course contre la montre pour passer des contrats de cession avec chaque grossiste, préalable à l’acheminement du carburant. La logistique est complexe s’agissant d’une opération sans précédent. Traditionnellement, les stocks stratégiques sont prêtés, et non vendus, pour pallier un problème ponctuel d’approvisionnement. Cette fois, l’enjeu est bien d’agir sur le prix.
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