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Crèche People & Baby : la justice relaxe une ex-directrice accusée de violences sur des enfants

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Condamnée en première instance pour des violences sur trois enfants, une ancienne directrice d’une crèche People & Baby de Villeneuve-d’Ascq (Nord) a été relaxée, lundi 15 juin, par la cour d’appel de Douai, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès des avocats et du parquet général.

Jugée à huis clos en septembre 2024 aux côtés d’une ancienne infirmière de l’établissement, l’ancienne responsable avait été condamnée à dix mois d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs pendant trois ans.

La cour d’appel a estimé qu’il ne ressortait pas de la procédure « d’éléments suffisamment précis permettant de lui imputer une telle responsabilité », selon l’arrêt consulté par l’AFP.

« Déception » des familles

« C’est un soulagement. Elle avait été condamnée sévèrement en première instance avec une interdiction d’exercer, alors que rien ne tenait en ce qui la concernait », a réagi son avocate, Me Blandine Lejeune, auprès de l’AFP. « Elle a été traînée dans la boue sur le plan médiatique et dans le livre Les Ogres ». « C’est une victoire et une reconquête de sa dignité », a-t-elle ajouté.

Dans ce livre consacré aux dérives de certains groupes de crèches privées, le journaliste Victor Castanet évoque longuement cet établissement. Il était présent dans la salle à l’ouverture du procès à Lille en septembre 2024. La défense de l’ancienne directrice a fait savoir à l’AFP envisager des poursuites en diffamation contre l’auteur.

L’ancienne infirmière de la crèche avait pour sa part été reconnue coupable de violences sur huit enfants. Condamnée à une interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs pendant cinq ans, elle n’avait pas fait appel.

Cette relaxe constitue une « déception » pour Me Alexandre Schmitzberger, avocat de l’une des familles. « Ce sont des années de combat et d’espoir. Mes clients ont le sentiment que la justice n’a été rendue qu’à moitié », a-t-il déclaré, estimant que les violences subies par le fils de ses clients avaient été minimisées.