Daniela Amodei, présidente d’Anthropic : « Nous devons embrasser à la fois le côté positif et la part d’ombre de l’IA »
« Anthropic a été fondée sur la conviction que l’intelligence artificielle [IA] est porteuse d’immenses promesses, mais aussi de grands risques », déclare Daniela Amodei, en guise d’introduction. Mercredi 1er juillet, la présidente de la start-up américaine d’IA – valorisée 965 milliards de dollars (843 milliards d’euros) – est à Londres pour visiter de nouveaux bureaux qui doivent accueillir jusqu’à 800 employés, contre 200 aujourd’hui. Durant la nuit, la Maison Blanche vient de lever les restrictions imposées, pour des raisons de cybersécurité, à son dernier modèle Fable 5, qu’Anthropic devait rendre inaccessible aux utilisateurs étrangers.
« L’IA devient un enjeu géopolitique. Ce n’est plus seulement un sujet du domaine des affaires », analyse la sœur de Dario Amodei, le très visible PDG d’Anthropic – qu’elle décrit comme « un visionnaire technique unique ». Anthropic cherche à se distinguer des autres acteurs de la tech : « Nous sommes une “public benefit company” », un statut américain de société qui « nous oblige légalement à équilibrer l’intérêt général et nos intérêts commerciaux », souligne Daniela Amodei, qui définit son propre rôle comme la gestion des « aspects pratiques, économiques et organisationnels ».
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