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Dans « Garance », Adèle Exarchopoulos incarne une comédienne dépendante à l’alcool, émouvante et parfois drôle

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

C’est le spot de prévention le plus chic contre l’alcoolisme, et sans doute aussi le plus long (près de 2 heures) : en compétition à Cannes, Garance, quatrième long-métrage de Jeanne Herry, avec Adèle Exarchopoulos dans le rôle-titre, suit, sur huit ans, une comédienne fragilisée par son addiction à l’alcool. La trentenaire parisienne, intermittente du spectacle, qui fait aussi du doublage, trouve du réconfort dans le petit verre que l’on boit avant et après le travail. Sauf qu’elle en consomme de plus en plus.

Bientôt, Garance passe au cubi, et lorsqu’elle tente de décrocher, le drame bascule dans le film-dossier, labourant le parcours implacable de la désintoxication. Née en 1978, la réalisatrice de Pupille (2018), long-métrage sur l’accouchement sous X, et de Je verrai toujours vos visages (2023), sur la justice restaurative, a la réputation de bûcher ses scénarios en allant sur le terrain, en vue de les faire jouer par des acteurs connus (Elodie Bouchez, Gilles Lellouche, etc.). Et ça marche : Pupille a enregistré près de 800 000 entrées, et Je verrai toujours vos visages a dépassé le million.

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