Dans la défense, les acquisitions et les levées de fonds atteignent des niveaux record
L’industrie de la défense européenne a connu, durant l’été 2026, une forte agitation financière. Le 6 juillet, le géant français de l’armement Thales s’est engagé à débourser 3,9 milliards d’euros pour mettre la main sur le fabricant de robots sous-marins et de systèmes de navigation autonomes Exail Technologies, soit 1,7 milliard d’euros de plus que ce que Safran avait proposé quelques jours auparavant. Le 2 juillet, le producteur de drones allemand Quantum Systems a levé 1,2 milliard de dollars (1,05 milliard d’euros), un record pour les technologies de défense européennes. Ce dernier était battu onze jours plus tard par Helsing (1,6 milliard d’euros), autre fabricant allemand de drones et d’intelligence artificielle de défense.
Cette activité estivale confirme une tendance observée depuis plusieurs mois. Les avocats du cabinet américain White & Case ont recensé, au niveau mondial, 42 transactions au premier semestre 2026, soit 56 % de plus qu’au premier semestre 2025. « Les fusions-acquisitions jouent un rôle central dans la reconfiguration du paysage européen de la défense, un secteur qui demeure très fragmenté en termes de frontières, de domaines et de technologies », indiquait le cabinet de conseil Bain & Company dans un rapport paru en janvier.
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