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Dans la ville occupée d’Olechky, les Ukrainiens survivent dans des conditions « désespérées »

· War chronicles

Ils ont fui à pied, à vélo ou à scooter. Malgré l’omniprésence des attaques de drones et des mines antipersonnel, plusieurs dizaines de civils ont pris la route ces derniers jours pour échapper à l’enfer de leur ville, Olechky, dans la région de Kherson, en Ukraine. Située sur la ligne de front, cette localité, occupée depuis le premier jour de l’invasion russe, le 24 février 2022, est confrontée depuis le mois de mai à des pénuries aiguës de nourriture et de médicaments.

Le bureau du défenseur des droits ukrainien a annoncé, jeudi 8 octobre, que des discussions avec la Russie se poursuivaient pour établir un « mécanisme humanitaire sûr », mais qu’à ce jour il n’y avait toujours « pas d’avancée concrète qui permettrait de commencer l’évacuation organisée de la population civile ». Kiev accuse la Russie d’entraver tout acheminement de l’aide ainsi que les évacuations. Moscou reconnaît une « crise humanitaire », mais en rejette la responsabilité sur les autorités ukrainiennes.

La catastrophe humanitaire qui sévit à Olechky suscite une inquiétude croissante sur la scène internationale. Le haut-commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a dénoncé le 2 octobre des conditions « désespérées, sans eau courante, sans électricité ni gaz ». L’Union européenne a qualifié la situation d’« effroyable » et indiqué « utiliser tous les moyens à sa disposition pour faciliter l’acheminement de l’aide ». Fin septembre, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Michael O’Flaherty, s’était dit « alarmé par la détérioration rapide de la situation humanitaire » et avait appelé à un cessez-le-feu immédiat, un accès « sans entrave » à la ville et « l’évacuation en toute sécurité » des civils.

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