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Dans le Tarn-et-Garonne, les pomiculteurs fragilisés par la dégringolade de la production

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En ce mardi 22 septembre, les producteurs de fruits et légumes étaient peu nombreux à vendre leur production sur le traditionnel marché de la place du Salin, à Toulouse, près du tribunal. Parmi eux, Julie (elle souhaite rester anonyme) vient tous les mardis et samedis pour tenir son étal où reposent de nombreuses variétés de légumes et de fruits. Mais vers 13 heures, à l’heure de faire les comptes, elle partage son angoisse. Elle se dit « catastrophée » : « L’été a été calamiteux, pas une goutte de pluie, des températures qui font presque pourrir les fruits sur les arbres. » Et d’ajouter : « A ce rythme-là on va plier boutique, j’ai deux gosses à nourrir, vraiment on en peut plus. »

Si Julie vient écumer les marchés toulousains, c’est notamment pour écouler la production phare du Tarn-et-Garonne, la pomme. Le Tarn-et-Garonne est en effet le premier producteur hexagonal de gala, d’initial, de golden… Des variétés précoces récoltées de fin juillet à août, mais aussi plus tardives, cueillies en ce moment. En 2025, sur une production nationale de pommes de table estimée à 1,56 million de tonnes, le département en avait fourni 220 000 tonnes, soit 4 % de moins qu’en 2024, mais en hausse de 6 % par rapport à la moyenne quinquennale 2020-2024.

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