Voice of Freedom Повна версія

Dans l’enfer des groupes WhatsApp de parents d’élèves : « Je reçois des messages à minuit, en pleines vacances d’été ! »

· Main news

« En principe, il y a un groupe WhatsApp de parents par niveau, mais certains s’inscrivent sur les trois groupes : 2de, 1re, terminale. Evidemment, si un parent de 1re se plaint de la note de son enfant à l’oral de français, ça stresse les parents de 2de, et si un parent de terminale se plaint de Parcoursup, ça stresse les parents de 1re. » Le témoignage de Caroline, mère francilienne d’un élève de lycée (elle n’a pas souhaité donner son nom de famille, comme tous les parents interrogés), a propulsé l’autrice de ces lignes dans une galaxie parallèle, celle des groupes WhatsApp de parents d’élèves.

L’application de messagerie permet de créer des groupes avec autant de contacts qu’on le souhaite, et ainsi de partager plus aisément des informations. Pour les familles, c’est un abîme de stress parental, décuplé par cette chambre d’écho numérique où chacun déverse ses angoisses dans une sorte de ping-pong névrotique infini. Souvent ouvert par des parents d’élèves animés des meilleures intentions, le groupe WhatsApp est en effet alimenté en continu. Le temps de l’école, dont on persistait à croire, naïvement, qu’il s’arrêtait à 16 h 30 en semaine, puis du 5 juillet au 1er septembre, n’existe plus. La classe, et avec elle l’angoisse de l’avenir, ne disparaît jamais. Elle est tout le temps présente, sur WhatsApp.

Il vous reste 78.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.