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Dans les Ardennes, l’inconscience d’une adolescente qui tue ses grands-parents et promet de ne pas recommencer

Dans les Ardennes, l’inconscience d’une adolescente qui tue ses grands-parents et promet de ne pas recommencer

Sur l’une des rares photos d’eux que leurs proches ont accepté de donner à la presse, François et Danielle, 71 et 74 ans, prennent la pose, attablés dans leur cuisine. Sa main droite à elle enveloppe délicatement son épaule à lui, ils sourient tous deux, fixent l’objectif. Sur la table, deux verres d’eau, le reste d’une part de gâteau. Reproduite par le journal local L’Ardennais, l’image est ainsi légendée : « François et Danielle ont connu quarante-sept ans de mariage et de bonheur. » Contacté par Le Monde, Bruno, leur gendre (qui a requis l’anonymat), assure : « Je ne les ai jamais vus se disputer. » A l’arrière-plan, on aperçoit, près de l’escalier qui conduit au premier étage, des photos d’enfants, un peu anciennes, accrochées aux murs, comme chez tous les grands-parents ou presque.

Jusqu’au 30 mars, jour de leur assassinat à leur domicile par leur petite-fille de 16 ans et son petit ami de 15 ans, la vie suivait paisiblement son cours, rue du Onze-Novembre, à Villers-Semeuse (Ardennes), 3 600 habitants, à 5 kilomètres au sud-est de Charleville-Mézières, en allant vers Sedan. Une petite rue qui finit en impasse, une cité ouvrière où toutes les maisons de brique sont contiguës. Un rez-de-chaussée, un étage, un petit jardin derrière.

Dans celui de François et Danielle, une table et des chaises pour déjeuner, la corde et ses pinces pour étendre le linge, le barbecue. Deux serres, un composteur, une treille de rosiers. Côté rue, les volets sont tous baissés. Seul un bouquet de fleurs en plastique demeure accroché à la porte de la maison. Sur le rebord de la fenêtre, un petit récipient en verre, comme ceux des crèmes brûlées industrielles, déborde de mégots de cigarette.

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