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Dans les chantiers navals français, un nouvel âge d’or grâce aux commandes militaires

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Amarrés, le 6 octobre, à quelques dizaines de mètres de la capitainerie du port de Concarneau (Finistère), deux imposants chasseurs de mines de nouvelle génération, le Brugge, destiné à la marine belge, et son frère, Ijmuiden, pour les Pays-Bas, donnent à l’ancienne citadelle des airs de port militaire. Tout près, dans la cale sèche, un troisième bâtiment du même programme belgo-néerlandais finit d’être armé. Une fois à l’eau, sa place sera immédiatement occupée par un autre navire militaire tant le chantier naval Piriou, qui fabrique ces bâtiments, déborde de commandes.

Fondée sur le port de Concarneau en 1965 par les frères Guy et Michel Piriou, « la cabane », comme ils avaient surnommé l’entreprise, a longtemps travaillé pour l’industrie de la pêche ou du transport de passagers. Ces cinq dernières années, comme toute l’industrie navale française, elle a vu basculer son activité vers la défense, entraînée par le mouvement mondial de réarmement des océans, lui-même accéléré par la guerre en Ukraine et, plus récemment, par celle dans le détroit d’Ormuz.

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