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Dans « On l’appelait Robin des bois », Michael Sarnoski écorne le mythe du héros justicier

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

La légende de Robin des bois a traversé les siècles. Personnage de ballades populaires à l’ère médiévale, suivant une longue tradition orale, le brigand défenseur des opprimés a vu ensuite son histoire prendre un peu plus d’épaisseur en Angleterre à l’écrit, avec l’essor de l’imprimerie. D’autres personnages ont peu à peu pris corps – le shérif de Nottingham, Marianne, Petit Jean – pour créer un univers singulier dans lequel le cinéma est allé allègrement puiser.

Robin des bois a inspiré plusieurs films muets, notamment un long-métrage d’aventure du réalisateur américain Allan Dwan avec Douglas Fairbanks, en 1922. Quelques années plus tard, en 1938, Michael Curtiz livrera une version remarquée, parlante cette fois et en Technicolor, avec Errol Flynn dans le rôle principal. Disney livre son adaptation animée en 1973, en s’inspirant aussi du Roman de Renart. Plus près de nous, en 1991, Kevin Costner a incarné le héros justicier dans une version grand public, signée Kevin Reynolds, mêlant épopée, romance et comédie. Enfin, dernière adaptation marquante, celle de Ridley Scott, avec Russell Crowe, en 2010, que le réalisateur voulait plus « véridique » et politique, toujours à grand spectacle.

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