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Dans un contexte de guerre commerciale avec la Chine, l’arsenal de l’Europe se renforce

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C’est devenu la priorité des priorités, une obsession à Bruxelles. Comment faire en sorte que le déficit commercial avec la Chine, qui se creuse d’un milliard d’euros par jour, cesse d’augmenter, voire commence à diminuer ? « Il a atteint un point de bascule, a prévenu la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, lors de son discours sur l’Etat de l’Union, le 16 septembre, à Strasbourg. Le second choc chinois (…) entraîne la désindustrialisation dans les bassins industriels de l’Europe. Cela n’est pas durable. »

L’Union européenne (UE) doit-elle se doter de nouveaux instruments pour faire ce rééquilibrage ? Dans une lettre adressée à la présidente, lundi 5 octobre, l’Allemagne et la France le réclament, tout en demandant à la Commission d’utiliser davantage les outils déjà à sa disposition. « Nous ne les utilisons qu’à 10 % à 30 % de leur capacité », estime le vice-président de l’Union européenne Stéphane Séjourné.

Le premier de ces outils, ce sont les droits de douane, les tariffs. L’Europe rechigne à les utiliser, par rejet de la politique de Donald Trump pour qui il n’y a « pas de plus beau mot dans le dictionnaire ». Elle a pourtant la possibilité d’en imposer dans le cadre d’une procédure antidumping (lorsqu’un Etat pratique la vente à perte) ou antisubvention (lorsqu’une entreprise reçoit des aides publiques de manière disproportionnée).

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