De Naples à la France, les dessous d’un gigantesque trafic de faux billets organisé sur les réseaux sociaux
Il se faisait appeler « Vito ». Le prénom du patriarche des Corleone, le mafieux italo-américain du film Le Parrain (1972). Un sobriquet classique dans le milieu criminel. C’est aussi le nom d’un modèle de camionnette Mercedes réputé fiable, prisé des trafiquants et des contrebandiers. Kamel B., alias Vito, avait fait de Naples son fief. Ce Français d’origine orchestrait l’importation en continu de billets napolitains plus vrais que nature. A chaque expédition vers la France, le butin se comptait en centaines de milliers d’euros.
Partie de Marseille, « hub » de son réseau de vente, une enquête franco-italienne, menée pendant plus d’une année, a abouti les 19 et 20 juin à la mise en examen de douze personnes soupçonnées d’être membres d’un réseau de faux-monnayage d’une ampleur rare. C’est d’ailleurs le Parquet national anticriminalité organisée qui pilote ce dossier, mêlant trafic à l’ancienne et recours aux messageries sécurisées les plus modernes.
Il vous reste 85.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.