Quatre-vingt-six chaises bleues comme le ciel d’azur et désespérément vides, disposées en arc de cercle sur un immense drapeau tricolore : c’est la mise en scène qu’a découverte Emmanuel Macron, mardi 14 juillet peu après 18 heures, en arrivant place Masséna, à Nice, où il venait rendre hommage aux 86 victimes de l’attentat terroriste survenu il y a dix ans sur la promenade des Anglais.
Le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel provoquait un carnage en fonçant sur près de deux kilomètres au volant d’un camion de 19 tonnes dans la foule, qui venait d’assister au feu d’artifice, avant d’être abattu par la police. Cette nuit-là, « 86 vies furent volées, dont quinze étaient celles d’enfants, 450 furent blessés dans leur chair et des milliers d’autres le furent dans leur âme », a égrené le chef de l’Etat. Des victimes entrées « pour toujours dans notre mémoire collective », a-t-il assuré.
Alors que les victimes niçoises ont au contraire la désagréable impression que leurs souffrances émeuvent beaucoup moins que celles des victimes des attentats parisiens de 2015, le président de la République s’est efforcé de les rassurer. « L’Etat ne vous abandonnera jamais », a-t-il martelé, « la République est là, la France est là », « nous n’avons oublié aucun nom, aucun visage, aucune histoire ».
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