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« Decorado », d’Alberto Vazquez : une fable horrifique et loufoque sur nos sociétés libérales et ultraconnectées

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » - À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » - À VOIR

Avec son film d’animation Decorado, le réalisateur espagnol Alberto Vazquez n’abandonne pas ses sujets de prédilection : les crises existentielles et des thèmes sociopolitiques abordés à travers une fable animalière parafantastique. Après une fugue adolescente post-crise écologique (Psiconautas, 2017) et une guerre sanglante interespèces (Unicorn Wars, 2022), ce troisième long-métrage suit Arnold, une souris anthropomorphe au chômage. Persuadé que le monde dans lequel il vit n’est pas réel, il tente de fuir la mascarade et la ville qu’il habite. Le récit tout aussi déroutant que clairvoyant a reçu le prix Paul Grimault au dernier Festival international du film d’animation d’Annecy.

A l’image de The Truman Show (1998) ou de la série britannique des années 1960 Le Prisonnier, que le réalisateur cite comme références, Arnold a l’impression que tout, autour de lui, est factice et qu’il évolue dans un décor (decorado en espagnol). Ce sentiment perturbe son entourage, à commencer par Maria, sa compagne, qui fait tourner le ménage tout en se demandant si son mari n’est pas en train de lâcher la rampe. Les amis, des marginaux et originaux, ne semblent pas d’un grand secours, mais sont prêts à tout entendre, même les théories les plus alambiquées.

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