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Des armateurs, dont CMA CGM, demandent à Bruxelles de les autoriser à démanteler en Inde leurs navires enregistrés sous pavillon européen

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Sur la côte ouest de l’Inde, les chantiers navals d’Alang s’étirent sur une dizaine de kilomètres. Des centaines d’hommes y désossent des navires géants posés sur le sable, parfois à mains nues, à des températures qui dépassent les 40 degrés en été. Chaque tonne d’acier rapporte là-bas plus d’argent qu’en Europe en raison des coûts du travail plus bas et des exigences moins strictes en matière de sécurité ou de protection de l’environnement. La tonne d’acier se rachète entre 100 et 150 euros sur les chantiers européens, entre 200 et 250 euros en Turquie et environ 400 euros en Inde.

C’est dans deux chantiers indiens d’Alang, Shree Ram Vessel Scrap et YSI Recyclers, que des armateurs, dont le français CMA CGM, souhaitent y envoyer leurs navires en fin de vie. L’Union européenne (UE) n’autorise la démolition de navires, enregistrés sous son pavillon, que dans un nombre limité de sites en Europe et en Turquie qui s’engagent à respecter un cahier des charges très strict en matière environnementale. Ces sites sont régulièrement inspectés. Bruxelles propose de rajouter, pour la première fois, deux chantiers indiens à sa liste. Une décision qui suscite la controverse et oppose les défenseurs de l’environnement en Inde et en France associés aux chantiers de démolition européens, face aux armateurs.

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