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Des œufs moins nombreux et plus petits : le double effet de l’été caniculaire sur les élevages de poules pondeuses

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« Il faisait tellement chaud que les poules ont étouffé », témoigne l’éleveur en bio Erwann Etrillard. Dans le plus vieux bâtiment de son élevage breton en plein air, dépourvu de ventilation mécanique et de brumisation, 25 % des poules pondeuses, soit 1 000 animaux, sont mortes lors de la canicule de la seconde moitié du mois de juin. Les températures élevées dès le matin, à l’heure de la ponte, les ont particulièrement stressées. « Elles restaient à l’intérieur, agglutinées les unes contre les autres dans les pondoirs. Elles cherchaient un endroit rassurant », raconte l’éleveur installé près de Redon (Ille-et-Vilaine).

Selon le Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO), entre 1,5 % et 2 % du cheptel (entre 500 000 et 700 000 poules) sont morts au niveau national lors de l’épisode de juin. « Les conséquences ont été plus fortes dans les régions peu habituées aux fortes températures et moins préparées à y faire face, comme la Bretagne ou les Pays de la Loire », précise sa directrice, Alice Richard. Car la mortalité dépend de l’adaptation des élevages à la chaleur. « Ces canicules sont amenées à se reproduire, il faut envisager de sérieux investissements pour que l’ensemble du pays soit équipé pour les affronter », préconise-t-elle.

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