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Dorothée Gilbert, danseuse étoile à l’Opéra national de Paris : « Les adieux, on ne les prépare pas, on fait avec ! »

· Culture

Lumineuse, directe, avec un rire perlé, toujours prêt à jaillir, la danseuse étoile de l’Opéra national de Paris, Dorothée Gilbert, fait ses adieux à la scène du Palais Garnier et à l’institution parisienne, jeudi 15 octobre. A 43 ans – un an de plus que l’âge réglementaire de la retraite dans le ballet de l’Opéra national de Paris –, celle qui a interprété tous les chefs-d’œuvre classiques avec brio et finesse, de Giselle au Lac des cygnes, a choisi de danser L’Histoire de Manon, dans la chorégraphie de Kenneth MacMillan (1929-1992), et sera accompagnée par l’étoile Hugo Marchand. Rencontre, mercredi 9 septembre, dans sa loge, au Palais Garnier.

Comment dire adieu après trente ans de danse à l’Opéra ?

« Adieu » : ce mot est horrible, c’est comme un au revoir définitif. Il y a quelque chose de radical et de sévère. On ne dit jamais adieu, à moins que la personne ne soit en train de mourir, non ? D’ailleurs, on parle d’adieux, au pluriel, pour cette soirée, car ce sont à la fois des adieux au public, aux collègues et amis, aux partenaires, à la maison.

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