Droits télé de la Ligue 1 : Nasser Al-Khelaïfi visé par une enquête pour prise illégale d’intérêts
Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et de BeIN Media Group, est visé par une enquête préliminaire à Paris pour prise illégale d’intérêts lors d’une réunion en 2024 sur les droits télé de la Ligue 1, a annoncé le parquet de Paris, dimanche 20 septembre.
Les investigations, révélées samedi par L’Equipe, ont été ouvertes le 24 avril et confiées à la brigade financière anticorruption, après un signalement de l’association Anticor. Selon une source proche du dossier, l’association de lutte contre la corruption reproche notamment à Nasser Al-Khelaïfi d’avoir participé à cette réunion « relative à la validation de l’offre de BeIN Sports, alors qu’il était également président de BeIN Media Group ».
En agissant ainsi, M. Al-Khelaïfi a « pris un intérêt de nature à compromettre son impartialité, son indépendance ou son objectivité, dans une opération pour laquelle il avait la charge d’assurer la surveillance », a estimé Anticor dans son signalement, explique la source proche du dossier.
Des accusations contestées
« Les allégations portées à l’encontre de M. Nasser Al-Khelaïfi sont sans fondement : ni juridique ni factuel », a réagi dimanche auprès de l’Agence France-Presse son avocat, Renaud Semerdjian. Son client « a toujours agi de manière indépendante, impartiale et objective, et ce en toutes circonstances », a-t-il insisté.
L’affaire porte sur une visioconférence de juillet 2024 entre dirigeants de clubs de Ligue 1, au lendemain d’une offre de 100 millions d’euros de BeIN Sports pour diffuser un match par semaine, finalement acceptée par la LFP.
Anticor affirme que M. Al-Khelaïfi aurait alors exercé de « fortes pressions » sur d’autres présidents de clubs afin qu’ils acceptent cette offre. Des images de la réunion, depuis rendues publiques par « Complément d’enquête » et L’Equipe, montrent de vifs échanges entre le président du PSG et plusieurs dirigeants de Ligue 1.