Politique

Elections sénatoriales dans le Gard : à droite comme à gauche, l’union pour faire obstacle au RN

Elections sénatoriales dans le Gard : à droite comme à gauche, l’union pour faire obstacle au RN

Le Rassemblement national (RN) va-t-il poursuivre sa percée dans le Gard, après les succès des législatives de 2024 et des municipales de mars ? A Nîmes, la préfecture, si la gauche a remporté les élections municipales après vingt-cinq années de gestion par la droite, le RN est devenu la première force d’opposition, reléguant la droite et le centre au second plan. A Alès, Christophe Rivenq (Les Républicains, LR), opposé au second tour au RN, a conservé son poste grâce au retrait des listes de gauche. Mais trois villes de plus de 10 000 habitants ont choisi un maire RN. Et le parti a aussi pris la tête de deux communautés de communes. Deux ans plus tôt, pour les législatives anticipées, cinq des six circonscriptions avaient été acquises par le parti de Jordan Bardella et la sixième par son allié, l’UDR d’Eric Ciotti.

A l’aune des élections sénatoriales du 27 septembre, où trois postes sont en jeu, un même mot d’ordre habite ainsi les appareils de gauche comme de droite : empêcher qu’un siège revienne au RN. Laurent Burgoa, le sénateur LR, candidat à un deuxième mandat, s’est mobilisé dès le lendemain des élections municipales de mars, sonné par la défaite cinglante de son parti et par la recomposition du paysage politique local. « Il n’était pas possible de partir divisés », expliquait-il, mi-juillet, en présentant sa liste.

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