Au cours d’un vote au Conseil de Paris, jeudi 18 juin, Emmanuel Grégoire intervient, du haut de son fauteuil surélevé, pour recadrer des élus qui lui semblent ne pas respecter la procédure du scrutin électronique. D’un ton badin, le nouveau maire (Parti socialiste, PS) de la capitale conclut par deux petites phrases lâchées l’air de rien, mais qui illustrent parfaitement sa façon de gouverner depuis qu’il a été élu en mars : « Je surveille tout. Je le dis avec la gentillesse qui me caractérise. »
En cent jours, le successeur d’Anne Hidalgo à l’Hôtel de ville a imposé un style qui lui est propre pour diriger la première ville de France. D’une part, avec la « rupture de méthode » qu’il avait promise : une préoccupation plus grande portée aux sujets de proximité ; davantage de présence sur le terrain parisien, qu’il sillonne à vélo ; et un dialogue plus ouvert avec ses contradicteurs. D’autre part, en dévoilant pour la première fois son caractère de numéro un, lui qui était jusqu’alors resté dans l’ombre de figures tutélaires, à commencer par celle de la maire de Paris, dont il fut le premier adjoint (2018-2024).
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