Politique

Emmanuel Macron, spectateur intéressé du duel entre Gabriel Attal et Edouard Philippe pour 2027

Emmanuel Macron, spectateur intéressé du duel entre Gabriel Attal et Edouard Philippe pour 2027

Emmanuel Macron n’a pas encore quitté l’Elysée que, déjà, l’espace macroniste (Renaissance, MoDem, Horizons) se fissure. Deux candidats sont sur les rangs pour représenter l’ex-majorité en mai 2027 : Edouard Philippe, président d’Horizons, et Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance. Deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron. Deux personnalités inconnues il y a dix ans, qui doivent leur ascension politique au chef de l’Etat et qui ont eu les mots les plus cruels à son égard. On n’est jamais trahi que par les siens.

Le candidat de la droite lui-même, Bruno Retailleau, n’est parvenu à s’imposer à la tête de sa famille politique, Les Républicains, qu’à la faveur de sa nomination dans un gouvernement d’Emmanuel Macron. Malgré les efforts louables des trois hommes, ces derniers mois, pour se démarquer d’un chef de l’Etat impopulaire, « tous auront été des créations d’Emmanuel Macron », observe le député Renaissance de Gironde Florent Boudié.

Si le socle électoral du président de la République reste important (environ un quart des suffrages), une dispersion des voix « macronistes » entre plusieurs candidats au premier tour, face à un Rassemblement national (RN) représentant un tiers des suffrages, condamnerait cette « famille » politique. « Nous serions exterminés du champ politique », alertait le ministre de la justice, Gérald Darmanin, sur LCI, le 25 janvier.

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