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En Allemagne, la colère des salariés victimes du déclassement de l’industrie automobile

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IG Metall avait donné rendez-vous aux salariés de l’automobile dans toute l’Allemagne, lundi 21 septembre, pour une journée d’action intitulée « L’avenir, pas la casse sociale ». L’opération, décentralisée, a donné lieu à plus de 280 rassemblements dans toute l’Allemagne, à Wolfsburg, Hanovre et Salzgitter (Basse-Saxe), à Munich et Ingolstadt (Bavière), dans la région de Stuttgart (Bade-Wurtemberg) – les sites les plus emblématiques de l’automobile allemande –, mais aussi dans des localités moins connues, sièges de sous-traitants. Environ 175 000 salariés, selon les chiffres du syndicat, se sont rassemblés pour protester contre les destructions d’emplois massives qui affectent l’automobile allemande. L’industrie reine du « made in Germany » apparaît durablement déclassée.

Déclassée aux yeux des salariés et des collectivités, d’abord : 50 000 emplois ont été détruits dans l’automobile au cours de l’année 2025, a rappelé IG Metall lundi. Selon les chiffres de l’office national des statistiques, cette industrie employait 691 500 personnes à la fin du premier semestre 2026. C’est le niveau le plus bas depuis 2005. Chez les constructeurs, l’emploi a reculé de 6,1 % sur cette période. Chez les sous-traitants, le recul est de 7,6 %. Ces pertes se traduisent par des conséquences financières majeures pour les communes, dont le financement dépend des bénéfices des entreprises et des recettes de l’impôt sur le revenu.

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