En Allemagne, les signes s’accumulent en faveur d’une approche plus ferme de l’Europe vis-à-vis de la Chine
Avant le Conseil européen des jeudi 18 et vendredi 19 juin, qui doit déterminer si l’Europe veut se doter de nouveaux instruments de lutte contre les pratiques commerciales jugées abusives de la Chine, les yeux se sont tournés vers l’Allemagne. Berlin est traditionnellement opposé à toute mesure d’entrave au libre-échange. Pourrait-il changer de pied, au vu des conséquences dramatiques des exportations chinoises sur son économie ? Les indices en ce sens se multiplient.
L’inflexion la plus marquée a été donnée par le chancelier, Friedrich Merz, dans un discours au Bundestag, le 11 juin. Evoquant les thèmes qui seraient abordés à Bruxelles, il a commencé par la question de la politique commerciale. « L’Europe profite, plus que tout autre continent au monde, d’un commerce mondial ouvert et équitable. (…) Mais si d’autres ne respectent pas les règles communes, nous ne pouvons pas rester de simples spectateurs, et nous ne le ferons pas. Nous protégeons nos intérêts et notre économie contre les pratiques commerciales d’autres Etats qui faussent la concurrence », a-t-il déclaré, dans une allusion implicite à la Chine.
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