Après trente-deux ans à réparer et entretenir des voitures dans son garage Premier Auto Express de Bischheim, une ville plutôt populaire de la périphérie de Strasbourg, Marcel Kaya voit depuis la pandémie de Covid-19 les factures s’envoler au fur et à mesure que le pouvoir d’achat des clients se rétrécit. Non pas parce que, garagiste à l’ancienne, qui claque la bise à certains clients qu’il connaît depuis toujours – il bichonnait déjà la voiture de leurs parents –, il a fait grimper ses taux horaires.
Ce sont plutôt les pièces détachées qui, depuis la pandémie et la crise énergétique, semblent avoir attrapé la fièvre. « Sur les trois dernières années, certaines pièces ont augmenté de 100 %, assure-t-il. Les plaquettes de frein, par exemple : on les trouvait aux alentours de 85 ou 90 euros, maintenant, ça peut aller jusqu’à 170 euros. » En cette année caniculaire, les bouteilles de gaz de climatisation ont flambé en même temps que le thermomètre : toujours en trois ans, les prix ont augmenté de 30 % à 40 %. « Ou alors, ils ont rapetissé la bouteille », s’amuse le garagiste.
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