En Bretagne, la stratégie de Gilles Pennelle, l’homme fort du RN, contestés
C’est une lettre dont le texte court sur cinq pages. Envoyé fin juin au siège du Rassemblement national (RN) à Marine Le Pen et à Aleksandar Nikolic, porte-parole du parti et responsable des fédérations départementales, ce courrier fustige la direction et la stratégie du parti en Bretagne. « Sans changement profond (…), le RN risque de manquer une opportunité historique de conquête en Bretagne et de gagner en France », alerte cette note interne consultée par Le Monde. L’auteur se nomme Tangi Marion, ancien délégué adjoint de la fédération d’Ille-et-Vilaine. Contacté, le quadragénaire confirme être à l’initiative de ce qu’il qualifie de « contribution collective de militants, d’élus locaux et d’anciens responsables du mouvement » rédigée au lendemain de sa démission de l’organisation mi-juin.
Certes, le Rassemblement national progresse en Bretagne, région longtemps considérée comme une terre de mission par l’extrême droite. Lors du scrutin européen en 2024, le parti a même terminé en tête dans la péninsule. Cependant, il peine à s’implanter. Avec la Corse, la Bretagne reste la seule région sans parlementaire ou maire RN.
Il vous reste 82.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.