En France, 274 personnes sont mortes par noyade entre le 1ᵉʳ mai et le 15 juillet, dont quatre sur cinq pendant les périodes de canicule
En France, 274 personnes, dont 37 enfants et adolescents, sont mortes par noyade en deux mois et demi, en grande majorité lors des périodes de canicule, un chiffre en hausse « modérée » comparé à l’an dernier, déjà marqué par un nombre de décès important, ont annoncé, vendredi 24 juillet, les autorités sanitaires.
Sur la même période en 2025, 241 personnes étaient mortes par noyade, a rappelé Santé publique France (SPF), jugeant l’augmentation « statistiquement non significative ».
Environ quatre noyades mortelles sur cinq (79 %) ont eu lieu lors des jours de « vigilance canicule », entre le 1er mai et le 15 juillet.
Au total, 925 noyades ont eu lieu en France, dont sept sur dix n’ont pas été mortelles – mais peuvent être suivies de lourdes séquelles –, soit une hausse de 14 % par rapport à l’an dernier.
Alors que les noyades suivies de mort ont concerné 37 enfants et adolescents, soit le « même nombre qu’en 2025 sur la même période », l’augmentation du nombre total de noyades – mortelles ou non – a « concerné principalement les adultes ».
« Des lieux non aménagés et interdits à la baignade »
Les trois périodes de « vigilance canicule » se sont révélées particulièrement meurtrières : 48 décès sont survenus lors de la première, du 24 au 31 mai ; 234 personnes ont péri par noyade du 16 juin au 3 juillet, lors de la deuxième canicule, lorsque les chaleurs ont été particulièrement intenses et ont touché la quasi-totalité du territoire ; et 65 morts ont été enregistrées du 4 au 15 juillet. Cette année, la période de surveillance a démarré le 1er mai, soit un mois plus tôt qu’en 2025, et se poursuivra jusqu’au 30 septembre.
A l’échelle nationale, comparé à 2025, le nombre de noyades suivies de décès en piscine et lieux de baignade artificiels aménagés a doublé, passant de 31 à 60, concernant en « très grande majorité les adultes » à la « recherche de fraîcheur », et qui ont parfois « surestimé leur capacité » ou « souffrant de pathologies chroniques pouvant entraîner des malaises ».
A l’échelle régionale, comparé à l’an dernier, le nombre de noyades suivies de décès sur le lieu de noyade, souvent « en milieu naturel dans des lieux non aménagés et interdits à la baignade », a bondi de 48 %, passant de 70 à 102, dans « les régions de l’intérieur sans façade maritime », en particulier en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté et en Ile-de-France.
En Ile-de-France, le nombre de noyades mortelles a bondi de 14 en 2025 à 35 en 2026, et a été multiplié par trois, de 5 à 15 sur le seul département de la Seine-et-Marne.