Économie

En Moselle, un immense gisement d’hydrogène ravive les espoirs de l’ancien bassin minier

En Moselle, un immense gisement d’hydrogène ravive les espoirs de l’ancien bassin minier

Après l’or noir, l’or blanc ? Au début des années 2000, le bassin houiller lorrain a tiré définitivement un trait, dans la douleur, sur l’exploitation du charbon. Près de trois décennies plus tard, ce même sous-sol, visiblement généreux en richesses, pourrait lui offrir une nouvelle destinée. Selon la Française de l’énergie (FDE), il abriterait « le plus gros gisement d’hydrogène naturel au monde découvert à ce jour ». Voilà des mois que la société, cotée en Bourse, multiplie les communiqués pour le faire savoir. Et l’affaire intrigue beaucoup. « Rien que de janvier à mi-avril, on a comptabilisé 305 articles de presse dans le monde entier », résume Yann Fouant, chargé des relations publiques pour la FDE.

Le 23 juin, la société a confirmé « des concentrations d’hydrogène naturel exceptionnellement élevées » à la suite de l’analyse des données obtenues à Pontpierre, où se trouve le puits PTH-2, forage le plus profond au monde jamais réalisé pour la prospection de cette source énergétique encore émergente. La commune mosellane de 780 habitants a plutôt bien tourné la page des 3 000 emplois disparus à la suite de la fermeture en 1974, parmi les premiers de Lorraine, du puits voisin de Faulquemont. Une zone industrielle s’y est depuis implantée. Forte d’une quinzaine d’entreprises et même d’un golf et d’un restaurant étoilé Michelin, elle compte 3 500 emplois. Mais le maire (sans étiquette) de Pontpierre, Christian Hauser, se réjouit à la perspective du retour dans le paysage de silhouettes de chevalements, comme au temps des mines : « Se retrouver de nouveau au cœur d’un enjeu énergétique majeur, c’est inespéré. »

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