Politique

En Nouvelle-Calédonie, un nouveau président de gouvernement sans majorité et avec des défis majeurs

En Nouvelle-Calédonie, un nouveau président de gouvernement sans majorité et avec des défis majeurs

Pendant toute la campagne des élections provinciales, Milakulo Tukumuli, qui se revendique « de gauche », n’a eu de cesse de le marteler : il fallait « empêcher la droite de siéger » et mener une politique sociale pour résorber les inégalités qui font de l’archipel une véritable Cocotte-Minute. Mais le résultat des urnes, qui a consacré, le 28 juin, la division de la Nouvelle-Calédonie en deux blocs, a contraint l’Eveil océanien, seul mouvement centriste rescapé du scrutin, au réalisme politique.

Avec ses quatre sièges au Congrès, le parti charnière, principalement implanté dans la communauté wallisienne et futunienne, dont ses leaders sont issus, pouvait soit s’allier, comme en 2019, avec les indépendantistes, soit se tourner vers les non-indépendantistes. C’est cette deuxième voie qui lui a ouvert les portes de la présidence du gouvernement local, que l’Eveil a choisi. « Il était impossible de gouverner avec les indépendantistes », empêtrés dans leurs divisions, estime Milakulo Tukumuli, qui assure « avoir tout essayé ». Pour ses détracteurs, l’explication est plutôt à chercher du côté de l’ambition du parti, qui se serait « vendu au plus offrant ».

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