En panne d’innovation, Sanofi puise dans la R&D de l’américain Regeneron pour se relancer
Comment relancer rapidement une machine à innover affaiblie par des années de restructurations ? En puisant, moyennant finance, dans celle, plus féconde, d’une autre entreprise. C’est du moins le pari de la nouvelle patronne de Sanofi, Belén Garijo, qui vient d’annoncer, jeudi 1er octobre, la conclusion d’un important accord de collaboration avec l’américain Regeneron. Alors que le groupe français peine depuis plusieurs années à faire émerger de ses propres laboratoires de nouveaux médicaments capables d’engranger des milliards, la dirigeante espagnole mise sur une recette bien connue des Big Pharma, et déjà éprouvée par le géant tricolore : aller chercher l’innovation hors de ses murs.
Avec cet accord, Sanofi met ainsi la main sur quatre anticorps expérimentaux de nouvelle génération, tous issus des têtes chercheuses de Regeneron, et destinés à traiter des maladies inflammatoires, comme la dermatite atopique. Ces candidats médicaments n’en sont toutefois encore qu’à leurs balbutiements : le plus avancé a tout juste commencé à être testé chez des patients, tandis que les trois autres, encore au stade préclinique, ne devraient atteindre cette étape qu’en 2027. Concrètement, leur mise au point sera pilotée par Regeneron, tandis que Sanofi prendra les commandes de leur commercialisation. Les deux partenaires partageront par ailleurs à parts égales les coûts, comme les éventuels profits.
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