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En pleine canicule, des places provisoires offrent aux sans-abri un court répit pour soulager leurs corps

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Enceinte de huit mois, elle passait jusqu’ici ses nuits à veiller sur un banc, dans un parc de Drancy (Seine-Saint-Denis), entourée de ses fils de 4 et 8 ans, leurs têtes endormies sur ses cuisses. Mardi 23 juin Garline (les personnes citées par leur prénom n’ont pas souhaité indiquer leur patronyme) esquisse un large sourire au moment de s’allonger sur un lit de camp. Une première en plus de quarante jours à la rue, où elle dit avoir appelé chaque jour le 115, sans succès, pour demander un hébergement d’urgence. La canicule fait souffrir les corps et les têtes, mais elle a permis, comme un répit, de débloquer la situation.

Cette mère isolée, âgée de 38 ans, bénéficie d’une des 115 places de mise à l’abri ouvertes en plus par l’Etat dans le département à la suite du passage en vigilance rouge canicule. La plupart sont proposées dans ce bâtiment d’un complexe sportif mis à disposition par la ville de Bondy (Seine-Saint-Denis), où Kylian Mbappé fit ses premiers dribbles.

Hawa Niasse, cheffe de service au sein de l’association Agir, bâtir et réinsérer en Ile-de-France (ABRI), accueille ceux qui arrivent au compte-goutte. Elle propose verre d’eau, brumisateur, plateau-repas. Des enfants jouent, les adultes parlent peu. Le petit climatiseur ne suffit pas à rafraîchir la vaste salle commune.

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