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En Pologne, l’instrumentalisation des peurs nourrit les ressentiments contre les réfugiés ukrainiens

· War chronicles

Les agressions envers des réfugiés ukrainiens, en progression continue en 2026 en Pologne, ont connu un pic durant l’été. En juillet, à Legnica, deux filles de 13 ans et un garçon également mineur ont été violentés par une femme, parce qu’ils parlaient ukrainien sur un terrain de sport. En août, un frère et une sœur également adolescents ont été frappés par deux adultes sur une aire de jeux de Bydgoszcz pour le même motif. Fin juillet, c’est un couple de jeunes gens, qui se sont fait rouer de coups à Wroclaw par un groupe d’hommes qui n’avaient rien d’autre à leur reprocher que leur nationalité.

Souvent filmées, ces agressions, parmi beaucoup d’autres, physiques et verbales, ont contribué à mettre en évidence une hostilité croissante des Polonais envers les près d’un million et demi d’Ukrainiens installés dans leur pays – dont un peu plus de 950 000 sont accueillis au titre de réfugiés, selon Eurostat. Au point que, comme le racontait le quotidien Wyborcza début juillet, les femmes ukrainiennes ont commencé à affluer dans les cours d’autodéfense. « Pas un jour ne passe sans qu’on me dise de retourner en Ukraine », témoignait l’une d’elles. « Je ne me sens plus en sécurité. Je dois me défendre moi-même », lançait une autre.

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