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Entre blocages et manifestations, des étudiants affichent leur détermination à « ne pas abandonner »

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Six poubelles empilées entravent l’ouverture des deux immenses portes en fonte des facultés des sciences et des humanités de l’université Paris Cité, au petit matin du mardi 3 novembre. Parmi la quinzaine de bloqueurs, Charlotte et Mona (elles n’ont pas souhaité donner leurs noms de famille), étudiantes en sciences biomédicales, veulent continuer de croire dans la mobilisation. « On se dit qu’on a le devoir de ne pas abandonner car cela commence à prendre de l’ampleur, explique Charlotte, en troisième année de licence. Quand j’étais lycéenne, je pensais exactement la même chose que tous ces lycéens qui ont dénoncé leurs conditions d’études. Nous, on n’avait pas eu le courage de se mobiliser. »

Mardi, 51 établissements sur 184 étaient perturbés, soit 28 %, selon le ministère de l’enseignement supérieur. De son côté, l’Union étudiante évalue à 50 % la proportion d’universités « perturbées », avec « plus de 50 campus bloqués ». Le syndicat y voit « un bon échauffement » avant la grève nationale du jeudi 5 novembre, à l’appel des syndicats professionnels. Il continue de réclamer 10 milliards d’euros d’investissements et la fin de toute sélection à l’entrée à l’université.

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