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Entre Bruxelles et Pékin, un compromis fragile sur l’automobile pour éviter l’escalade commerciale

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L’heure était grave et les chances de succès incertaines. Pourtant, le commissaire européen au commerce et à la sécurité économique a quitté Pékin, vendredi 9 octobre, avec un accord concret. Le Slovaque Maros Sefcovic avait posé les véhicules hybrides comme un test de la possibilité d’obtenir des avancées par la négociation avec la Chine, il voulait des « résultats tangibles ». Il est reparti avec un engagement de modérer les livraisons chinoises de ce type d’automobile. « Cela ouvre la voie à la perspective de couper de plus de moitié les exportations chinoises [d’hybrides dans l’Union européenne (UE)] », a-t-il déclaré à la presse, vendredi soir, avant de reprendre le chemin de l’aéroport.

Son voyage de deux jours était présenté comme une dernière chance donnée au dialogue, avant que les pays européens n’adoptent des mesures d’urgence devant la gravité d’un déficit commercial se creusant de 1 milliard d’euros par jour. Le dossier sera ensuite sur la table du Conseil européen, qui réunira les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres à Bruxelles, les 15 et 16 octobre, pour parler des problèmes de compétitivité du continent.

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