Eric Ciotti accuse le ministre des transports, Philippe Tabarot, de l’avoir menacé, et demande son exclusion du gouvernement
Eric Ciotti, a affirmé, mardi 16 juin sur X, avoir été la cible de comportements « d’une gravité exceptionnelle » de la part de Philippe Tabarot. Après avoir saisi le procureur de la République, le maire de Nice a écrit au premier ministre, Sébastien Lecornu, pour lui demander l’exclusion du gouvernement du ministre des transports.
Dans sa publication, le maire Union des droites pour la République (UDR), allié avec le Rassemblement national (RN), y partage la lettre envoyée lundi au chef de gouvernement. Il assure que le ministre des transports l’a interpellé publiquement, dimanche 14 juin, en marge du sommet « Bharat Innovates », au Palais des expositions à Nice. « [Il] m’a déclaré qu’il allait me faire “disparaître” en m'“envoyant des Géorgiens” », assure l’élu.
Eric Ciotti avance également que l’ex-sénateur les Républicains des Alpes-Martimes a « poursuivi ses outrages en [le] traitant publiquement de “nabot” ». Dans son courrier adressé à Sébastien Lecornu, le président de la Métropole Nice-Marseille dit avoir effectué un signalement au Procureur de la République de Nice avant de poursuivre : « la gravité institutionnelle de ces actes est considérable. Ils portent atteinte à la dignité de la fonction gouvernementale (…) Je vous demande solennellement de prendre toutes les mesures qui s’imposent, et notamment de mettre fin aux fonctions ministérielles de M. Philippe Tabarot ».
Le Canard enchaîné avait révélé l’échange tendu entre les deux hommes dans un article publié lundi. On pouvait y lire que M. Tabarot s’était approché de M. Ciotti, en le qualifiant à voix haute, et devant plusieurs témoins, de « nabot », avant de lui glisser cette fois-ci, à l’oreille : « Je vais te faire disparaître. » Selon le signalement, consulté par Le Canard, Eric Ciotti aurait répondu : « C’est surtout toi qui vas disparaître du Sénat », une allusion aux élections sénatoriales qui se dérouleront fin septembre. L’hebdomadaire assure que le premier ministre a été mis au courant des menaces, mais est resté silencieux.
Contacté par Le Figaro, qui avait dévoilé mardi matin la lettre envoyée par M. Ciotti, le cabinet du ministre des transports n’avait pas répondu. A ce stade, le premier ministre n’a pas non plus pris la parole publiquement.