Le GP du Mexique 2026, le 1er novembre, ne laissera pas le même souvenir à toutes les écuries. Pour Mercedes, cette course a assuré le titre de champion du monde de Formule 1 à l’Italien Kimi Antonelli. Chez Ferrari, elle laisse un goût amer, tant elle a exacerbé la rivalité entre ses deux pilotes phares, Lewis Hamilton et Charles Leclerc. La raison : un duel dans les premiers virages du circuit qui a coûté la victoire à l’écurie au cheval cabré.
Respectivement en pole et en 3e position sur la grille de départ, l’Anglais et le Monégasque se sont presque retrouvés roues contre roues, avant de rater leur freinage dans le quatrième virage. Charles Leclerc a coupé la piste, passant alors devant le septuple champion du monde. Pour cette sortie, le pilote de 29 ans a écopé de cinq secondes de pénalité, permettant à Max Verstappen (Red Bull) de prendre l’avantage, jusqu’à la ligne d’arrivée. Les deux pilotes Ferrari ont respectivement terminé à la deuxième et à la quatrième place de la course.
Frédéric Vasseur, le directeur de l’écurie, n’a pas du tout apprécié. « Ce n’est pas le résultat qu’on espère, surtout quand on est premier et deuxième après le premier virage, a-t-il lâché au micro de Canal+ à l’arrivée. J’ai du mal à l’avaler car je pense que c’est un manque de respect pour la marque, pour tous les gens qui travaillent, les efforts qu’on fait. »
« Quelque chose doit changer »
Un sentiment partagé par Lewis Hamilton qui, en conférence de presse à l’issue de la course au Mexique, s’est indigné du comportement de Charles Leclerc, avec qui il avait déjà eu un accrochage lrs du Grand Prix de Monza début septembre, avant que l’affaire soit rapidement mise sous le tapis. « Quand votre coéquipier joue contre vous et que vous perdez des places comme ça, c’est vraiment dommage. Il faut qu’on trouve la solution, quelque chose doit changer », a-t-il intimé. Le Monégasque s’était, lui, montré plus tempéré à l’arrivée. « On freine tous les deux trop tard pour le virage. Mon objectif était de redonner la position à Lewis mais Max [Verstappen] s’est intercalé entre nous, donc ça devenait difficile. »
Quelques jours ont passé, mais Lewis Hamilton ne décolérait pas à l’heure de passer devant les journalistes, jeudi 5 novembre, en amont du Grand Prix du Brésil qui se déroule à Sao Paulo, dimanche. « J’étais évidemment agacé et je le suis toujours. On doit avoir une discussion et on l’aura en temps voulu à notre retour en Europe », a-t-il affirmé, avant d’accuser Charles Leclerc d’être plus agressif avec ses propres équipiers qu’avec ses concurrents : « C’était pareil avec Sebastian [Vettel] et avec Carlos [Sainz] [deux anciens pilotes Ferrari]. »
Au vu des tensions, la conversation réclamée par le recordman de victoires en F1 n’a pas attendu. Frédéric Vasseur a réuni ses deux pilotes vendredi afin de clarifier la situation. « Je ne leur demande pas d’être les meilleurs amis (…) Je leur demande de se comporter et de travailler en professionnels », a déclaré le directeur de l’écurie, lors d’une conférence de presse à Interlagos, un quartier au sud de Sao Paulo où est situé le circuit de Formule 1.
Le patron français de l’écurie italienne verra s’il est entendu sur la piste brésilienne, où Lewis Hamilton et Charles Leclerc tenteront de retarder le sacre promis à Mercedes au championnat du monde constructeurs. A quatre courses de la fin de la saison, l’écurie allemande compte 126 points d’avance sur son adversaire italienne.