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Fabrice Luchini : « La langue française classique, je m’y sens comme dans une camisole qui contraindrait mes excès »

· Culture

En travaillant des œuvres de Victor Hugo, d’Emil Cioran et de Charles Baudelaire, Fabrice Luchini, acteur hors norme assouvit une passion obsessionnelle pour les textes au cours de représentations démentes où le rire côtoie le tragique. Le théâtre est sa religion. Il ne sert qu’un seul dieu : l’auteur.

Comment a démarré l’aventure des seul-en- scène ?

Si, en 1985, Jean-Louis Barrault ne m’avait pas proposé de faire une lecture à 18 h 30 au Théâtre du Rond-Point, je ne sais pas si je me serais lancé dans cette affaire. « Quel est le texte qui vous impressionne le plus ? », m’a-t-il demandé. « Voyage au bout de la nuit, de Céline », ai-je répondu, en lui expliquant à quel point j’avais été marqué à l’adolescence par ce récit et par l’écriture extraordinaire de l’auteur. J’étais censé présenter le « Voyage » une dizaine de jours. L’aventure a duré vingt ans et s’est déployée partout dans le monde.

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